PECHE AU GROS AU SENEGAL
            PECHE SENEGAL
          LES POISSONS.*

         
Pêche au gros, pêche à la ligne, pêche à la traine, palangrotte, agachon.
Pêche en bateau, pêche artisanale en pirogue,à pieds.
Plongée sous marine, pêche au poulpe etc....

Pecher à Ngaparou Saly Somone.

 

QUELQUES  POISSONS DU SENEGAL.
 
 

PECHE AU GROS AU SENEGAL


 
Les techniques de pêche
 

Les différentes techniques de pêche pratiquées en général sont :

la traine (multi-cannes)

le broomé (cannes 80 lbs )

le lancé (cannes stick)


Les leurres


Les leurres :

De nombreux leurres de toutes formes, toutes couleurs et toutes tailles sont utilisés afin d'adapter le plan de pêche aux différentes situations...

 

> CALMARS < 
Divers    

>
 GRANDE TRAINE
 < 
BLACK BART    MOLDCRAFT    TOURNAMENT TACKLE    WILLIAMSON
    

>
 JET SIFFLEURS / COUENNES
 < 
BLACK BART            WILLIAMSON
    

>
 JIGS
 < 
BRIDGE    DAIWA    FISHERMAN    HART    HOTS    MARIA    PROFISHING    SAKURA    SERT    SEVENSEAS   SHOUT    SMITH    WAY OF FISHING    WILLIAMSON    YO-ZURI
    

>
 MADAI / INCHIKU
 < 
BRIDGE    DAIWA    HART    HOTS    SAKURA    SHIMANO    SMITH    WILLIAMSON    WOF    YO ZURI
    

>
 POISSONS NAGEURS
 < 
DUO    HALCO    JACKSON    MANN'S     RAPALA    SEBILE    STORM    TACKLE HOUSE   YO-ZURI
    

>
 POPPER / STICKBAIT
 < 
ADHEK       FISHERMAN    FLASHMER    HALCO    HALCYON SYSTEM By WOF    MEGABASS   PREDATOR RESEARCH    RAPALA    SEBILE    SERT    SMITH    TACKLE HOUSE    UZU    WILLIAMSON    YO-ZURI    ZENITH
    

>
 SOUPLES
 < 
GUIGO MARINE
    

>
 TEASERS
 < 
BLACK BART    DIVERS        MOLDCRAFT    WILLIAMSON
    

>
 TRAINE COTIERE < 

  RAPALA  


Voir  les  leurres  locaux.


Cannes frequement utilisees

 

> JIGGING < 
ALUTECNOS    DAIWA    FISHERMAN    RIPPLE FISHER    SEVEN SEAS    SHIMANO    SMITH    TENRYU   YAMAGA BLANKS    ZENAQ    

> LANCERS
 <
 
DAIWA    FISHERMAN    RIPPLE FISHER    SELECTION GUIGO    SEVEN SEAS    SHIMANO    SMITH    TENRYU   YAMAGA BLANKS    ZENAQ    

> STAND UP EXTREME
 <
 
BLACK BART    GUIGO MARINE    

> TRAINE
 <
 
ALUTECNOS    BLACK BART    PENN    SELECTION GUIGO    SHIMANO    

> VOYAGES
 <
 
DAIWA    SELECTION GUIGO    
SHIMANO



Moulinets frequement utilisees

 

> BAIT CASTING < 
ALUTECNOS    DAIWA    

>
 ELECTRIQUES < 
DAIWA    KRISTAL FISHING    MIYA    SHIMANO    

>
 LANCERS < 
ACCURATE    DAIWA    PENN    RYOBI    SHIMANO    VAN STAAL    

>
 TRAINE < 
ACCURATE    ALUTECNOS    DAIWA    PENN REELS    SHIMANO   



Liste partielle des espèces  péchées au Sénégal

Espadons voiliers, marlins bleus, thons albacore, barracudas, coryphènes, mérous, wahoos, tassergals, vives, soles, capitaines, truites de mer, capitaines, dorades, sérioles, badéches, carpes rouges, ombrines, Carangue, murènes, etc.,

 
Si vous  faites une sortie en mer il est d'usage de  laisser  une grande partie de sa pêche aux pecheurs. vous comprendrez  pourquoi en cliquant sur le lien.

ETUDE SUR LA PECHE ARTISANALE AU SENEGAL


(article complet ici)

http://www.ansd.sn/publications/rapports_enquetes_etudes/enquetes/MONOGRAPHIE_PECHE.pdf


(le texte ci-dessous est  un résumé voir article complet ci-dessus)


AVANT- PROPOS

Avec la création au sein de l’Agence Nationale de la Statistique et de la

Démographie (ANSD) d’un Bureau des Statistiques Sectorielle au niveau de la

Direction des Statistiques Economiques et de la Comptabilité Nationale (DSECN)

dont l’une des missions est de mener des études spécifiques sur les secteurs à

caractère économique, une monographie de la pêche artisanale et de la forêt était

prévue pour recueillir des données pour des besoins à la fois de la comptabilité

nationale et d’analyse sectorielle. C’est ainsi que les termes de référence de l’étude

ont été transmis au Centre de Suivi Ecologique (CSE) qui a accepté de la financer.

Qu’il en soit remercié.

Sur le plan technique, la Direction des Pêches Maritimes et les services techniques

de la pêche ont participé à la validation du questionnaire et au remplissage de la

partie réservée à l’Administration de la pêche, ainsi qu’à la collecte des données sur

l’ensemble des 16 sites visités.

Sans leur précieux concours pour introduire les équipes d’enquêteurs auprès des

différents responsables de pêcheurs qui se sont ouverts à nos questions, cette

monographie n’aurait pas pu se dérouler dans les délais prévus dans les régions, à

savoir la période du 28 février au 14 mars 2007. Un hommage mérité doit leur être

rendu pour avoir facilité cette seconde monographie de la pêche artisanale.

Le même témoignage doit être fait pour les agents de la Direction des Eaux et

Forêts, Chasses et Conservation des Sols et les inspections régionales des Eaux et

Forêts des régions de Kolda et Tambacounda qui ont contribué à la finalisation du

questionnaire et ont participé à la collecte de données sur la forêt.

L’ANSD tient à saluer cette forme de collaboration avec l’ensemble des services du

Système Statistique National et remercie tous ceux qui, de près ou de loin, ont

contribué à la réussite de cette opération.

6

INTRODUCTION

Cette présente étude a pour but de faire une analyse approfondie des sous secteurs

de la pêche artisanale et de la forêt. Elle se présente en deux parties distinctes : la

première est une monographie consacrée à la pêche artisanale et la seconde à

celle de la forêt.

Cette seconde monographie, réalisée dans le secteur de la pêche artisanale et de

la forêt dans le sillage de la première monographie menée en septembre 2003,

entre dans le cadre d’études et analyses sectorielles menées pour améliorer la

connaissance des structures de l’économie nationale.

Ces deux sous-secteurs ont été longtemps marqués par une absence notoire

d’informations précises pour les besoins de la comptabilité nationale, d’analyse

sectorielle et de suivi du bureau nouvellement créé à cette fin au sein de la Direction

des Statistiques Economiques et de la Comptabilité Nationale. En effet, les données

administratives fournies respectivement par la Direction des Pêches Maritimes et

celle des Eaux et Forêts, de la Chasse et des Etablissements classés ne

renseignent pas sur les consommations intermédiaires et les investissements

réalisés par le sous- secteur de la pêche artisanale et celui de la forêt.

La phase pilote s’était déroulée le 12 février 2007 sur la baie de Soumbédioune et

avait permis de corriger le questionnaire dans le fond et la forme. La phase

d’enquête relative à la monographie sur la pêche artisanale s’est déroulée du 28

février au 14 mars 2007 avec deux équipes de quatre enquêteurs et un superviseur,

tous agents de la Division des Statistiques Economiques. L’enquête a porté sur les

16 sites de débarquement qui avaient fait l’objet de la première monographie de la

pêche artisanale réalisée en 2003 pour avoir des éléments de comparaison.

La première équipe a couvert la Grande Côte allant de Kayar à Saint Louis, tandis

que la seconde s’est déployée dans la Petite Côte et la zone éco-géographique du

Sine Saloum qui couvre la zone de Mbour à Missirah. La région de Dakar a été

visitée du 13 au 14 mars 2007.

Il faudrait rappeler que la phase préparatoire de l’enquête ainsi que l’exploitation

des données ont été réalisées en étroite collaboration avec la Division de la

Comptabilité Nationale, des Synthèses et études analytiques qui a fourni le

questionnaire de la première monographie sur la pêche artisanale réalisée en 2003

et a permis de faire la tabulation.

Sur les 356 questionnaires administrés, après apurement des données,

l’exploitation a porté sur 340 unités de pêche. Ensuite, 52 questionnaires sur les 340

unités considérées au départ ont été éliminés pour cause de production nulle. Ainsi,

les analyses sur la production et l’exploitation portent sur 288 unités de pêche.

La méthodologie retenue pour l’annualisation de la production est celle de la

première monographie réalisée en 2003. Les débarquements totaux par unité de

pêche sont calculés selon une base mensuelle à partir de leurs fréquences. La

valeur de la production débarquée est égale à la quantité multipliée par le prix des

espèces débarquées. La fréquence des débarquements est variable selon la

périodicité de la sortie en mer (jour, semaine ou quinzaine) et selon le type de

7

pêche pratiquée (senne tournante, pêche à la ligne glacière, pêche à la ligne simple,

filet dormant ou filet maillant).

La production totale annuelle est obtenue en additionnant les valeurs des

débarquements dans l’année des haute, basse et moyenne saisons multipliées

respectivement par leurs occurrences dans l’année. Cette valeur doit être comprise

entre les valeurs maximale et minimale déclarées par l’enquêté (cf annexe, pages

30 à 31 pour les question 8 et 9 du questionnaire destiné à l’unite de pêche).

Le rapport est articulé autour de 8 chapitres portant sur les caractéristiques sociodémographiques,

les conditions d’activités de la pêche artisanale, la main d’oeuvre

et ses rémunérations, les valeurs et quantités débarquées, l’écoulement des

produits, les prix des différentes espèces, l’investissement et le mode de

financement de la pêche artisanale.

I. CARACTERISTIQUES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES

L’échantillon de l’enquête de la monographie sur la pêche artisanale réalisée en

2007 comprend 340 unités de pêcheurs artisanaux réparties dans les six sur les

sept régions marines que compte le Sénégal, à savoir : Dakar, Thiès, Louga, Saint-

Louis, Fatick et Kaolack. La région de Ziguinchor n’a pas pu être enquêtée.

Comparée à la première monographie réalisée en 2003 et qui avait concerné 180

unités pour une population de 4041 de pêcheurs, cette seconde monographie fait

apparaître moins de pêcheurs, avec 3580 pêcheurs pour un nombre plus important

d’unités de pêche.

I-1 Age des chefs d’unités de pêche

La population de pêcheurs artisanaux du Sénégal est essentiellement composée de

personnes d’âge adulte avec un âge moyen de 40,6 ans. Les plus jeunes chefs

d’unité de pêcheurs enquêtés sont âgés de 20 ans et les plus âgés ont 75 ans. Au

total, les pêcheurs ayant une tranche d’âge compris entre 20 et 54 ans représentent

87,6% de la population enquêtée et ceux âgés de 55 ans et plus font 12,4% de

l’échantillon.

Les pêcheurs prennent assez tôt la retraite puisqu’il est rare de les voir prendre la

mer après 50 ans. Après quelques années de pratique, ils deviennent pêcheurs à

quai pour gérer sur terre les affaires de l’entreprise, à savoir les achats de

carburant, de glace, de nourriture ou de matériel ou la vente de poisson.

Source : Enquête Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

Tableau 1 : Répartition des chefs d'unité de pêche par tranche d'âge

Tranche d’âge Nombre Taux en %

20 - 34 ans 116                 34,1

35 - 44 ans 100                29,5

45 - 54 ans 82                    24,1

55 - 64 ans 30                     8,8

Plus de 65 ans 12                3,5

TOTAL 340 100,0

8   haut de  page

I-2 Niveau d’instruction des pêcheurs

Dans l’échantillon considéré, on dénombre au total 43,2 % d’instruits parmi les chefs

d’unités pêcheurs, répartis comme suit : 31,2 % ont atteint le niveau primaire, 9,1%

des pêcheurs le niveau secondaire et à peine 1% l’enseignement supérieur.

Cependant, plus de la moitié des pêcheurs (56,7%) sont soit arabisants (34,4%),

soit alphabétisés en langues nationales (3,5%), tandis que les analphabètes

représentent 20,6%. Cette structure de la population de pêcheurs revêt une grande

importance par rapport aux types de renforcement de capacités qu’il faudrait mettre

en place selon la cible et les besoins.

Tableau 2 : Répartition des chefs d'unité de pêche

selon le niveau d'instruction

Niveau d’instruction Nombre Part en%

Aucun 70                           20,6

Primaire 106                     31,2

Secondaire 31                   9,1

Supérieur 4                         1,2

Arabisant 117                   34,4

Alphabétisé 12                   3,5

Total 340 100

Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

I-3. Situation matrimoniale

La population des chefs d’unités de pêche est composée d’une forte majorité de

pêcheurs mariés représentant 85,9% de la population enquêtée contre 11,8 % de

célibataires, et 2,3 % de divorcés. La majorité des pêcheurs mariés sont

monogames (54,9 %) avec un nombre moyen d’enfants égal à 6. Les polygames

représentent 44,1% et sont surtout présents parmi les chefs d’unité de plus de 30

ans.

Tableau 3 : Répartition des chefs d’unité de pêche selon la

situation matrimoniale

Situation matrimoniale Nombre Taux en %

Mariés 292            85,9

Célibataires 40      11,8

Divorcés 8              2,3

Total 340 100,0

Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

9

Tableau 4 : Répartition des chefs d’unité de pêche mariés

selon le nombre d'enfants

Nombre d’enfants Nombre Taux en %

1 – 5           148       50,7

6 – 10        102       34,9

11 – 15         27        9,3

Plus de 15    15        5,1

Total 292 100,0

Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

I- 4 Ethnie des pêcheurs

Les ethnies dominantes parmi les chefs d’unités de pêche sont les Wolofs qui

constituent 45,9% de l’échantillon et les Lébous 29,7%. Ces pêcheurs sont

essentiellement concentrés dans la région de Dakar et au niveau de la Grande

Côte. Les Sérères (15,6%) et les Diolas (1,2%) sont au niveau de la Petite Côte.

Les Pulaars qui représentent 5,2% de l’échantillon, se retrouvent presque

exclusivement à Lompoul sur Mer (les Peulhs) et à Saint-Louis (les Thioubalos).

Les chefs d’unités de pêche se déplacent rarement avec leurs épouses entre zones

de pêche et zones de campagne. La période de campagne peut parfois durer en

moyenne 9 mois.

Tableau 5 : Répartition des chefs d'unité de pêche selon l’ethnie

Ethnie Nombre %

Wolofs 156 45,9

Lébous 101 29,7

Sérères 53 15,6

Diolas 4 1,2

Mandings / Socés 3 0,9

Pulaars 18 5,2

Autres ethnies 5 1,5

Total 340 100,0

Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

II. CONDITIONS D’ACTIVITES DE LA PÊCHE ARTISANALE

II- 1 Expérience et typologie de pêche

Au Sénégal, les pêcheurs artisanaux ont beaucoup d’années de pratique, en

moyenne 23 ans. Un bon nombre de ces pêcheurs comptabilisent plus de 25 ans de

pratique de pêche, puisqu’ils font 41,5 % de l’échantillon.

La pêche est en général une activité journalière et dure au maximum 24h, à

l’exception des pêcheurs qui vont dans d’autres zones maritimes pour une durée

allant de 3 à 15 jours par sortie pour les lignes glacières par exemple.

10

Tableau 6 : Nombre d'années de pratique de pêche des chefs

d’unités de pêche

Nombre d’années Effectifs Taux en %

Moins de 2 ans 3 0,9%

02 - 05 ans 13 3,8%

06 - 15 ans 77 22,6%

16 - 25 ans 99 29,1%

Plus de 25 ans 141 41,5%

Non réponse 7 2,1%

Total 340 100,0%

Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

Les principaux types de pêche artisanale pratiqués dans les zones maritimes du

Sénégal sont les suivants :

?? la pêche au filet dormant ou « mballu sere » en wolof, où le filet est maintenu

tendu sur le fond grâce à un poids pour la recherche d’espèces démersales ;

?? la pêche au filet maillant ou « fele fele » basée sur une nappe de filets placée entre

deux ralingues, l’une étant plombée, l’autre flottante maintenant le filet en surface

pour les espèces de haute mer ;

?? la ligne simple qui est le type de pêche utilisant des appâts et des hameçons reste la

plus pratiquée au Sénégal ;

?? la ligne glacière ou « marée » qui utilise la même technique que la ligne simple mais

regroupe les pirogues de marée avec des lignes. Elle nécessite l’utilisation de glace

à cause du nombre de jours restés en mer ;

?? la senne tournante ou « fil à tourner » qui nécessite l’utilisation de deux grandes

pirogues : l’une porteuse du filet de plusieurs mètres de long, contenant l’équipage

et l’autre servant à stocker les captures ;

?? la senne de plage ou « mballu law » est aussi un filet généralement placé au large

de la plage en cas de période faste (bancs de Guiss, de Tassergal ou de Sardinelles

par exemple), pas très loin et ne nécessite pas de pirogue mais beaucoup de bras

pour tirer le filet ;

?? le casier, destiné à la capture de crustacés ou de mollusques comme les poulpes et

les seiches ;

?? la palangre, ensemble de hameçons d'une certaine grandeur choisie, noués sur des

cordes intermédiaires qui sont fixées avec une certaine distance à une seule corde.

11

Les types de pêche se répartissent comme suit dans l’échantillon :

les pêcheurs qui pratiquent la pêche à la ligne (simple et glacière)

représentent 36,9% de l’ensemble des pêcheurs ;

les pêcheurs exerçant la pêche au filet dormant ou maillant constituent

respectivement 25,9% et 16,5% de l’ensemble tandis que la senne tournante

est pratiquée par 15,9% d’entre eux ;

les casiers, les palangres et les autres types de pêche sont les moins

pratiqués (4,9%).

Les casiers et les palangres sont des types de pêche quasi inexistants qu’on

retrouve surtout sur la Petite Côte et qui sont consacrés à la pêche aux crustacés.

Tableau 7 : Répartition du nombre d’unités de pêche selon le type de pêche

pratiquée

Type de pêche Effectifs Taux en %

Filet dormant 99 25,9

Ligne simple 95 24,8

Filet maillant 63 16,5

Senne tournante 61 15,9

Ligne glacière 46 12,0

Casier 9 2,3

Palangre 3 0,8

Autres 7 1,8

Total 383 100,0

Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

Les types de pêche pratiquée1 varient d’une zone maritime à une autre. Ainsi, la

pêche à ligne (simple et glacière) est plus exercée à Thiès (Cayar et Mbour) et

Dakar (Hann-plage et Rufisque), alors que la pêche aux différents filets est la plus

pratiquée à Louga, Fatick et Saint-Louis.

La senne tournante est plus présente à Saint-Louis, Dakar et Thiès que dans les

autres régions et nécessite plus de moyens financiers, matériels et humains que les

autres types. Elle dépend beaucoup de la phase lunaire : elle n’est pratiquée que 15

jours sur 30. Tous les pêcheurs actuels utilisant la senne tournante font également

d’autres types de pêche les 15 jours restants ou bien réparent leurs filets en

attendant la lune noire pour retrouver la mer.

1 Les pêcheurs peuvent aussi pratiquer plusieurs types de pêche à la fois. Aussi, le nombre total

d’unités réparties par types de pêche dépasse-t-il le nombre d’unités de pêche visitées, à savoir les

340 de l’échantillon.

12

L’activité est homogène en comparant les types de pêche pratiquée selon l’origine

de l’unité de pêcheurs et la région de débarquement :

les filets qu’ils soient dormants ou maillants sont le fait de Saint-Louisiens où

qu’ils se trouvent (Lompoul, Fass Boye ou Mbour) ;

la senne tournante est pratiquée par les St -Louisiens et les Dakarois à

cause des moyens importants sollicités en alternance avec la ligne glacière

ou la ligne simple ;

la ligne simple est surtout utilisée à Thiès (Cayar, en particulier) et à Dakar.

Tableau 9 : Type de pêche selon l’origine de l’unité de pêche

II- 2 Equipement des quais

La plupart des centres de pêche des 16 sites visités disposent d’ateliers de

réparation, de stations de vente de glace et de stations de carburant. Cependant, le

déséquilibre observé en matière d’infrastructures dans les différents quais de pêche

visités, ne favorise pas la production halieutique qui se trouve ainsi mal conservée

et peu valorisée dans certains sites.

A titre d’exemple, une zone de grande production comme Fass-Boye a un quai de

pêche rudimentaire. Ce site ne dispose ni de station de vente de glace, ni d’atelier

de réparation, ni d’entrepôt frigorifique et reste très enclavé dans les Niayes. Cette

situation ne permet pas une bonne valorisation de la production des pêcheurs

locaux.

13   haut de  page

Tableau 10 : Nombre d’unités de pêche selon la source d'approvisionnement en

carburant

Source d’approvisionnement Nombre Taux en %

Non réponse 6 1,8

Station d'essence 198 58,2

Station spécialisée 124 36,5

Autre 10 2,9

ND 2 0,6

Total 340 100,0

Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

La plupart des pêcheurs (58,2%) s’approvisionnent au niveau des stations

d’essence. Cette situation traduit une insuffisance de l’offre dans les stations

spécialisées sur les quais par rapport à la demande. Il convient d’indiquer que le

prix du litre d’essence subventionné s’établit à 441 FCFA au moment de l’enquête.

II- 3 Organisation des pêcheurs

Le niveau d’organisation des professionnels de la pêche artisanale est

relativement faible si l’on se réfère au taux d’affiliation à des organisations faîtières

de pêcheurs assez bas de 20,6% pour l’ensemble contre 79,1% qui déclarent ne

pas être membres d’une quelconque organisation. Ce taux varie entre 46,2% à

Rufisque, 44,7% à Cayar, 29,3% à Dakar, 25,6% à St Louis et 0% à Gandiaye.

Tableau 11 : Nombre d’unités de pêche selon l’affiliation à

des organisations de pêcheurs

Réponse Nombre %

Oui 70 20,6

Non 269 79,1

ND 1 0,3

Total 340 100,00

Source : Enquête Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

Les principales organisations socioprofessionnelles de pêcheurs, à savoir la

Fédération Nationale des Groupements d’Intérêt Economique de pêche (FENAGIE

pêche) et la Confédération Nationale des Pêcheurs du Sénégal (CNPS) seraient

peu représentatives dans les 16 sites visités. En revanche, à Cayar, il y a un début

d’organisation avec trois associations de pêcheurs regroupés selon la taille des

pirogues.

Il s’agit de :

la Confédération des Pécheurs de Cayar (CPC) qui comprend tous les

pêcheurs de ligne qui ont de petites pirogues (avec moins de 11 m de long) ;

l’Association des Pêcheurs de Moyennes Pirogues de Cayar (PMC) dont la

longueur est comprise entre 11 et 15 m avec des pêcheurs de marée et

autres ;

et l’Association des Grandes Pirogues (AGP) qui comprend les pirogues de

plus de 15 m de long qui font tous de la senne tournante regroupées dans

deux entités «Mbalmi 1» et « Mbalmi 2 ». Ces deux regroupements sont

assez bien structurés et dotés d’un fonds social pour aider les membres en

14

cas de sinistres (intempéries, accidents en mer, perte de matériel, recherche

en cas de disparition en mer, décès,…). Le fonds est bâti sur une cotisation

journalière de ses membres grâce au prélèvement, à chaque débarquement

d’une caisse de 50 kg de poissons dont la vente sera versée audit fonds

social.

Les autres associations fonctionnent davantage comme des groupements d’intérêt

économique pour avoir des financements auprès des Mutuelles d’épargne sur la

base d’une caution solidaire.

La sécurité sociale est quasi inexistante dans l’ensemble des sites visités sauf pour

les pêcheurs de senne tournante, à cause de l’importance de leur matériel et de

leurs moyens financiers qui justifie leur meilleure prise de conscience par rapport

aux risques liés à leurs activités.Toutefois, il convient d’indiquer qu’il n’y a pas de

caisse de prévoyance retraite, d’assurance- maladie, d’assurance- vie ou Incendie

et Assurances Risques Divers (IARD) déclarée.

Tableau 12 : Affiliation à des organisations de pêcheurs selon le site de

débarquement

Site de débarquement oui non ND Ensemble % de oui

Mbour 3 20 0 23 13,0%

Joal 1 26 0 27 3,7%

Djiffer 0 15 0 15 0,0%

Foundiougne 3 12 0 15 20,0%

Missirah 1 15 0 16 6,3%

Gandiaye 0 4 0 4 0,0%

Cayar 21 26 0 47 44,7%

Fass Boye 1 21 0 22 4,5%

Lompoul sur mer 1 16 0 17 5,9%

St Louis Gokhou Bathie 1 14 0 15 6,7%

St Louis Guet Ndar 11 32 0 43 25,6%

Dakar Hann 12 29 0 41 29,3%

Rufisque Ndeppe1 6 7 0 13 46,2%

Rufisque Ndeppe2 0 1 0 1 0,0%

Rufisque Diokoul Kaw 3 12 0 15 20,0%

Autres 6 15 0 21 28,6%

Nd 0 4 1 5 0,0%

Total 70 269 1 340 20,6%

Source : Enquête Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

L’affiliation des chefs d’unités de pêche varie en fonction des zones maritimes et

des types de pêche pratiqués. En effet, on note que les types de pêche les mieux

organisés sont la pêche à la senne tournante et, dans une moindre mesure, la

pêche à la ligne. Ce qui s’explique par le poids financier du premier groupe.

15    haut de  page

Tableau 13 : Type de pêche et affiliation à des organisations de pêcheurs

Type de pêche oui non ND Ensemble % de oui

Ligne simple 27 65 0 92 29,3%

Ligne glacière 8 37 1 46 17,4%

Filet maillant 2 51 0 53 3,8%

Filet dormant 11 72 0 83 13,3%

Senne tournante 18 38 0 56 32,1%

Casier 1 2 0 3 33,3%

Autres 3 4 0 7 42,9%

Total 70 269 1 340 20,6%

Source : Enquête Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

II. 4 Relations des unités de pêche avec l’administration de la

pêche selon la région

L’instauration du permis de pêche depuis le mois de mars 2006 a connu un

développement différent selon les sites de pêche : accepté et payé sur la Grande

Côte puisque lié à l’obtention du bon pour l’essence de pirogue subventionnée, il est

peu répandu à Dakar, Rufisque et la Petite Côte (de Mbour à Missirah).

Tableau 14 : Situation du permis de pêche artisanale de 2006 à 2007

Décembre 2006 Juin 2007

Source : Direction des Pêches Maritimes (DPM)

La situation fournie par la DPM à fin juin 2007 montre un niveau de pénétration des

permis assez mitigé qui tourne autour de 32,2%. Les taux les plus élevés sont au

niveau des régions de Louga (86%) et Kaolack (72,1%). La réticence des régions de

Dakar et de Thiès (Mbour, Joal), qui concentrent le plus grand nombre de pirogues

actives, mérite une attention particulière des autorités.

II.5 Difficultés rencontrées par les pêcheurs

Le manque d’infrastructures de conservation des produits halieutiques (chambres

froides), l’absence de quais aménagés dans certaines zones et l’enclavement du

site de débarquement posent des problèmes de valorisation, car les pêcheurs, faute

d’organisation, se trouvent livrés aux mareyeurs, aux revendeurs, appelés sur la

plage « lagalagal ou bana bana» et aux femmes transformatrices qui imposent

leurs prix. Il en est ainsi des zones comme Fass Boye où, malgré une pêche

fructueuse, les pêcheurs sont en général pauvres et les plus jeunes, souvent

16

désoeuvrés sont attirés par l’émigration clandestine vers l’Europe (Espagne

notamment). Le même constat a été fait à Foundiougne et Djiffer.

Il convient de noter l’insuffisance, voire l’absence de station de vente de glace sur

les quais et l’inexistence d’ateliers de réparation pour les moteurs hors bords ainsi

que l’éloignement de charpentiers pour la construction et la réparation de pirogues.

La plupart des pêcheurs rencontrés à Dakar et sur la petite côte préfèrent aller

acheter leur pirogue en Gambie où les prix sont plus abordables qu’au Sénégal.

Les difficultés rencontrées au niveau de la pêche sont par ordre d’importance,

notamment (cf tableau n°28 en annexe) :

?? l’accessibilité aux matériels de pêche à cause de la cherté des coûts ;

?? l’utilisation abusive de certaines techniques de pêche pratiquées par des

navires industriels qui ratissent les fonds marins ;

?? l’écoulement des produits vers les marchés tant intérieurs qu’extérieurs ;

?? le manque d'organisation du collectif des pêcheurs.

Le tableau sur les accidents survenus en mer tiré du Bulletin d’information de

décembre 2006 du Programme de Gestion Intégrée des Ressources Marines et

Côtières (GIRMAC) montre une évolution des accidents survenus en mer depuis

2000. En effet, ces accidents peuvent s’expliquer par plusieurs facteurs, à savoir :

?? la raréfaction de la ressource qui se traduit par un éloignement des zones de

pêche avec des mouillages des filets au-delà de la zone des 6-7 nautiques2 ;

?? le mauvais balisage des engins qui participe à la destruction d’engins de

pêche mal visualisés ;

?? l’étroitesse du plateau continental qui est partagé entre la pêche artisanale et

la pêche industrielle ;

?? l’ignorance des règles de route et de navigation par des pêcheurs qui

méconnaissent la réglementation internationale ;

?? l’absence d’équipements de sécurité adéquats lors de sorties en mer et

l’imprudence des acteurs;

?? le nombre important de chavirements constatés à partir de 2005 dû au

franchissement de la barre à Saint-Louis et au passage à l’embouchure du

fleuve Sénégal.

Le nombre de destruction d’engins est en baisse en 2005 et 2006 grâce au

renforcement de la surveillance dans la zone des 6-7 nautiques par la mise en place

d’un appareil VMS (une sorte de radar).

2 C’est la zone d’activité exclusive que la réglementation sénégalaise, en matière de pêche maritime, concède à

la pêche artisanale. Elle est comprise entre 0 et 6 ou 7 milles nautiques.

1 mille nautique = 1 852 mètres

17

Tableau 15 : Accidents survenus en mer entre 2000 et 2006

Source : Programme GIRMAC / Direction des Parcs nationaux, Parc zoologique et forestier de Hann

Tableau 15bis : Pertes en vies humaines et en matériels survenues en mer

de 2000 à 2006

ANNEES Pertes en vies humaines

Pertes en matériels en

milliers de FCFA

2000 35 48 475

2001 43 42 685

2002 46 46 570

2003 15 63 044

2004 31 43 683

2005 63 140 010

2006 26 101 908

TOTAL 259 486 375

Moyenne/an 37 69 483

Source : Programme GIRMAC / Direction des Parcs nationaux, Parc zoologique et forestier de Hann

III. MAIN D’OEUVRE ET MODE DE REMUNERATION DE LA PÊCHE

ARTISANALE

III.1 Main d’oeuvre

Le nombre de pêcheurs pour les 288 unités retenues dans cette monographie

donne pour l’échantillon enquêté un effectif total de 2669 personnes.

La monographie de 2003 donnait un total de 4041 pêcheurs pour 180 unités

enquêtées, avec la structure suivante : 10% d’associés, 83% de salariés, 2%

d’apprentis et 5% d’aides familiaux. Comparativement à cette dernière, l’on note une

baisse notoire de la main d’oeuvre par unité de pêche qu’il faudrait relier au contexte

particulier de l’émigration clandestine qui aurait touché beaucoup de jeunes

pêcheurs en 2006 et 2007. La structure de la main d’oeuvre a beaucoup changé

avec 57,8% de salariés, 30,3% d’associés, 4,7% d’apprentis et 7,1% d’aides

familiaux.

ANNEES Destruction Engins Collisions Chavirements Total

2000 68 6 2 76

2001 55 1 6 62

2002 35 2 5 42

2003 51 2 5 58

2004 52 3 10 65

2005 14 20 41 75

2006 13 6 25 44

TOTAL 288 40 94 422

Moyenne/an 41,14 5,7 13,42 60,28

18  haut de  page

Tableau 16 : Effectifs de pêcheurs en 2006

Régions Nombre de pêcheurs en 2006

Dakar 20 468

Thiès 14 716

St-Louis 2 873

Ziguinchor 13 386

Louga 802

Kaolack 1 086

Fatick 4 767

Sénégal 59 428

Source : DPM, 2007

Tableau 17 : Répartition des pêcheurs de l’échantillon

Nbre

d’associés

Nbre de

salariés

Nbre

d’apprentis

Nbre d’aides

familiaux Total

Effectifs 810 1543 126 190 2669

Part 30,3% 57,8% 4,7% 7,1% 100,0%

Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

III.2 Mode de rémunération de la pêche artisanale

La masse salariale payée par les chefs d’unité de l’échantillon aux différentes

catégories de main d’oeuvre pêcheurs s’élève à 1.357.142.158 FCFA.

Le partage des captures varie généralement selon le type de pêche :

?? la senne tournante ou les filets maillants ou dormants donne 1/3 du bénéfice

aux filets. Les 2/3 restants sont partagés entre le matériel (chaque moteur

une part, la pirogue une part) et le nombre de pêcheurs à parts égales (y

compris les apprentis ou aides familiaux qui ont ½ part chacun) ;

?? la pêche à la ligne glacière ou marée accorde plus d’importance au matériel

(GPS, sondeur, moteurs) qui prend entre 1/3 et la moitié des bénéfices, le

reste étant partagé entre les pêcheurs à parts égales ;

?? la pêche à la ligne simple donne une part égale au matériel (moteur, pirogue,

GPS, soit 3 parts) et aux pêcheurs (n pêcheurs, n parts).

III.3 Mobilité des unités de pêche

La main d’oeuvre la plus mobile pour la zone maritime se trouve généralement dans

trois régions (St Louis, Dakar et Thiès), tandis que les pêcheurs de Louga se

déplacent peu et que ceux de Kaolack se déplacent sur Fatick et vice-versa.

19

Tableau 18 : Mobilité des unités de pêche selon l’origine et la zone de pêche

Zone maritime

Origine Thiès Fatick Dakar

Saint

Louis Louga Kaolack Total

Saint Louis 3 1 9 54 10 0 76

Thies 91 5 6 3 2 0 107

Dakar 17 0 50 4 0 0 71

Fatick 4 16 0 0 0 0 20

Kaolack 0 3 0 0 0 4 7

Louga 0 0 0 0 7 0 7

Total 115 25 65 61 18 4 288

Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

Cette mobilité de la main d’oeuvre est encore plus sensible selon la zone de

campagne (voir tableau n°27 en annexe). Les unités de pêches originaires de la

région de St Louis (33,3%) sont en tête suivies de près par celles de Dakar (31,8%)

et de Thiès (24,2%) qui vont jusqu’aux pays voisins pour la pêche. Il s’agit

notamment de la Mauritanie, de la Gambie, de la Guinée Bissau et de la République

de Guinée, particulièrement pour la pêche de senne tournante pour les deux

premiers pays et la ligne glacière pour les autres pays à cause de la distance qui les

sépare des sites de débarquement.

Les unités concernées par la mobilité de la main d’oeuvre sont différentes selon que

l’on s’intéresse à la zone de pêche ou à la zone de campagne, puisqu’il y a des

unités de pêche qui n’ont pas de zone de campagne.

III.4 Main d’oeuvre émigrée à bord des bateaux ramasseurs

Elle concerne les contrats collectifs passés entre les armateurs de bateaux de

rammasseurs, détenteurs de licences de pêche, de certains pays côtiers d’Afrique

et les pêcheurs sénégalais. Ces derniers, embarquent à bord desdits bâteux avec

leur pirogue et matériel, pour pêcher dans les zones économiques des pays ciblés,

pour le compte de ces amateurs.

Ces bâteaux ramasseurs sont le plus souvent de nationalité japonaise, chinoise,

coréenne, espagnole ou panaméenne. Le contrat actuel concerne d’une part, 35

propriétaires de pirogue et l’équipage, comprenant 15 pêcheurs pour chaque

pirogue, des navigateurs choisis parmi les marins sénégalais et d’autre part, les

armateurs de navires.

Les contrats sont généralement d’une durée de 12 mois renouvelables avec

plusieurs aller et retour pour les pêcheurs et les navigateurs (avec en moyenne 3

mois de séjour en mer, suivis de 10 à 21 jours de repos au Sénégal). Pour les

salaires, les pêcheurs sont payés à la tâche en fonction de la production de chaque

pirogue alors que pour les navigateurs, les salaires sont fixes et mensuels. Tous ces

détails sont contenus dans les termes du contrat qui est co-signé par le Service

Régional des Pêches Maritimes de Saint-Louis, le représentant des piroguiers et

l’armateur. Il est prévu qu’un agent du Service régional des Pêches maritimes

accompagne le navire au moins une fois dans l’année pour vérifier le respect du

contrat et les conditions de vie dans le navire ; ce qui est respecté au niveau de

Saint -Louis.

20

IV. VALEURS ET QUANTITES DEBARQUEES

La production débarquée de l’échantillon enquêtée est évaluée à 70 727 tonnes

d’une valeur de 6,478 milliards FCFA. Les espèces les plus pêchées sont : la

sardinelle qui représente à elle seule 80,1% de la production en quantité, suivie du

chinchard-diai (3,5%) confirmant la structure observée en 2003, avec la première

monographie sur la pêche artisanale. (Voir en annexe les tableaux 29, 30, 31 et 32).

A cause de la période d’enquête qui a eu lieu au mois de mars 2007, les pêcheurs

de mollusques n’ont pas été enquêtés à Kaolack alors que sur la Petite Côte et à

Rufisque, des pêcheurs de mollusques ont fait l’objet d’entretien.

La zone de Dakar (39,4%) est la première région de débarquement, suivie par celle

de Thiès (28,15%) et celle de Saint-Louis (26,9%). Les trois régions représentent

84,5% du total des quantités des produits halieutiques (cf. tableaux n°30 et 32 en

annexe).

V. ECOULEMENT DES PRODUITS

V.1 Type de marché

Les produits de la pêche en quantité sont vendus directement à hauteur de 74,8%

aux mareyeurs, puis à 18,4% au marché local, notamment aux « lagalagal ou bana

bana » et seulement 3,5% aux industriels et moins de 1% en haute mer. Les

mareyeurs sont les intermédiaires incontournables entre les pêcheurs, d’une part,

les industriels et le marché local, d’autre part.

Tableau 19 : Répartition des quantités vendues selon la destination

Type Part en%

Part Mareyeurs 74,8

Part Industriels 3,5

Part Marché Local 18,4

Part Haute Mer 1,0

Autres 2,3

Total 100,0   haut de  page

Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

V.2 Part vendue aux femmes transformatrices

Les pêcheurs ont l’habitude de vendre certaines espèces de poissons très prisées

pour la transformation (en poisson fumé ou poisson sec) aux femmes ou d’autres

espèces quand le poisson est abondant. Toutefois, le prix de cession aux femmes

transformatrices est peu incitatif. Au total, 182 unités de pêcheurs ont eu à vendre

271 tonnes de poissons aux femmes transformatrices pour une valeur de 1.253.300

FCFA.

21

Tableau 20 : Part vendue aux femmes transformatrices

Quantité Valeur en F CFA

Nombre d'unités de pêche ayant vendu 182 -

Vente moyenne par unité de pêcheurs 1 490 Kg 6 886

Total des ventes aux femmes 271 210 Kg 1 253 300

Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

Tableau 21 : Transbordement

Quantité Valeur en FCFA

Nombre d'unité 6 -

Moyenne par unité de pêche 411 179 Kg 8 674 500

Total de l'échantillon 2 467 076 Kg 52 047 000

Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

L’enquête a montré que seules 6 unités de pêche ont procédé au transbordement

de produits de la pêche artisanale d’une quantité de 2 467 tonnes pour une valeur

de 52.047.000 FCFA au cours de l’année 2007. C’est un taux marginal puisqu’il ne

fait que 1,8% de l’échantillon.

VI. PRIX DES PRODUITS

Cette monographie a permis d’identifier plus de 60 espèces de poissons parmi

celles exploitées couramment au Sénégal et classées en deux catégories, à savoir

nobles et ordinaires, dont les prix varient en fonction de plusieurs facteurs (type

d’espèce, localité, saison, …)

Les prix moyens des espèces nobles (mérous, brochets, dentés,…) varient en

période d’abondance de 1021 FCFA le kg pour le kheusew à 6167 FCFA le kg de

diaragne – dantex en période de rareté. Pour les espèces ordinaires, les prix

moyens en période d’abondance vont de 50 FCFA le Kg pour plat-plat (le lagnalagna),

100 FCFA pour la sardinelle à 964 FCFA pour le chinchard (diaï).

Les poissons nobles sont capturés par les pêcheurs de ligne simple au large de l’île

de Gorée ou de Cayar ou encore par des pêcheurs de ligne glacière ou de marée,

souvent dans des pays limitrophes dont ils ont la licence (Guinée Bissau, Guinée

Conakry, Sierra Leone ou Mauritanie). Ces derniers mettent entre 3 et 15 jours pour

faire l’aller- retour et débarquer leurs produits à Dakar.

Le problème des licences de pêche avec la Mauritanie et la Guinée Bissau a été

soulevé par les pêcheurs aussi bien à Guet-Ndar qu’à Hann-Plage. Les 270

licences octroyées par la Mauritanie ont été boudées en 2007 par les pêcheurs de

Guet Ndar qui n’y trouvaient pas leur compte à cause des conditionnalités. Ainsi,

seuls 6 mois sur 12 sont autorisés pour la pêche aux pirogues de senne tournante

détentrices de licence avec l’obligation pour chacune de débarquer au moins 25%

de la production en Mauritanie (pour approvisionner le marché) et de ne prendre

aucune espèce de poisson noble, alors que la redevance fixée est jugée exorbitante

par les pêcheurs (350 000 à 500.000 F CFA selon la longueur de la pirogue).

22

Les pêcheurs voudraient que les prochains accords de pêche avec ce pays soient

négociés en leur présence pour préserver leurs intérêts et sur une durée plus

longue comme cela se passe avec la Guinée Bissau. La redevance est plus chère

dans ce pays, mais le pêcheur y exerce librement son activité (pas de restriction de

zone de débarquement ou d’espèces) pendant 12 mois même s’il doit payer entre

700.000 et 800.000 FCFA pour avoir la licence.

VII. EQUIPEMENT ET MODE DE FINANCEMENT DE LA PECHE

ARTISANALE haut de  page

Les principaux investissements de la pêche artisanale sont les pirogues, les

moteurs, les filets et les autres équipements (les GPS, les sondeurs,...).

VII.1 Pirogues

La pêche artisanale est pratiquée essentiellement au moyen de deux types de

pirogues : les pirogues motorisées et les pirogues à rame. Elles représentent au

moins 42% de l’investissement total.

Les 288 unités de pêche disposent de 351 pirogues à moteur et de 13 pirogues à

rames, du fait que les pêcheurs qui pratiquent la senne tournante disposent en

général de 2 pirogues (l’une pour le filet et l’équipage, l’autre pour les captures).

Ces pirogues motorisées coûtent en moyenne chacune à l’achat 1.613.735 FCFA et

celles à rames 317.923 FCFA.

Les pirogues à moteur appartiennent essentiellement aux chefs d’unités de pêche

(84%) et les 16% restants sont issus de prêt ou de propriété partagée, en général

des membres de la famille. La presque totalité des pirogues à rames sont de

propriété personnelle (99%). La durée de vie moyenne d’une pirogue motorisée est

de 6 ans et celle des pirogues à rames 4 ans. Leur coût moyen annuel de

renouvellement est respectivement de 383. 993 FCFA et 56. 555 FCFA.

VII.2 Moteurs

Les moteurs représentent 30% de l’investissement avec pour les 474 répertoriés, un

coût d’achat total de 381.235.500 FCFA. Certaines pirogues disposent de deux

moteurs surtout pour les pêcheurs qui font plusieurs jours en mer. Le prix d’achat

moyen d’un moteur est de 1.518.237 FCFA (à noter qu’un moteur neuf de 15 CV

coûte 1.050.000 FCFA et celui de 40 CV vaut 1.800.000 FCFA).

Ces moteurs appartiennent pour la plupart aux chefs d’unité de pêche (84%) et les

16% sont en location, prêtées ou de propriété partagée. La durée de vie moyenne

d’un moteur est de plus de 6 ans et son coût moyen de renouvellement est de 270

520 FCFA.

VII.3 Filets

Les filets représentent 25% de l’investissement et un coût d’achat global de

350.105.500 FCFA pour les 288 unités retenues finalement pour la production. Ils

diffèrent d’un type de pêche à un autre de par leur dimension. Le coût moyen d’un

23

filet est de 1.942.586 FCFA. Les trois quarts des filets sont d’appartenance

personnelle et le quart restant est en location, prêt ou en propriété partagée. La

durée de vie moyenne d’un filet est d’environ 5 ans et son coût moyen de

renouvellement est de 1,11 million de FCFA.

VII.4 Autres équipements : GPS, sondeurs

Les autres équipements font une valeur globale de 32 millions de FCFA pour un

coût d’achat moyen de 290 000 FCFA. Ils ont une durée de vie moyenne de plus de

7 ans et concernent généralement des appareils de précision tels que les sondeurs

ou les GPS, très utiles pour la pêche sous-marine ou en haute mer. Leur coût de

renouvellement moyen est assez élevé et tranche d’avec le reste des équipements

puisqu’il est de près de 300 000 FCFA.

Tableau 22 : Type d’équipements selon les coûts d’achat,

de renouvellement et la durée de vie

Type d’équipements Nombre

Coût

d’achat en

millions de

FCFA

Prix d’achat

moyen en

millions de FCFA

Pirogues à moteur 351 445 1,61

Pirogues à rames 13 4 0,32

filets 2 436 350 1,94

moteurs 474 381 1,52

autres 1 436 32 0,29

Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

Tableau 22 (suite): Type d’équipements selon les coûts d’achat,

de renouvellement et la durée de vie

Type

d’équipements

Durée de vie

moyenne

Coût de

renouvellement

Coût moyen

renouvellement

Pirogues à

moteur 6,19 ans 115 0,44

Pirogues à

rames 3,82 ans 0,51 0,05

filets 5,59 ans 179 1,15

moteurs 6,82 ans 62 0,27

autres 7,53 ans 104 0,370

Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

La plupart des pêcheurs (71,7% en 2006) utilisent des gilets de sauvetage.

Toutefois, il convient de noter une nette différence d’utilisation de gilets de

sauvetage d’une région à l’autre. Les régions de Dakar, Saint Louis, Thiès, Louga et

Ziguinchor ont plus de 70% de taux d’utilisation des gilets, tandis que celles de

Fatick, Matam et Kolda ont à peine 50% d’utilisation. La région de Kaolack est

marquée par une quasi-inexistence de l’utilisation du gilet de sauvetage.

24

VIII. COMPTES DE PRODUCTION ET D’EXPLOITATION

DE LA PECHE ARTISANALE

VIII.1 Compte de production

Le compte de production de l’échantillon dégage une valeur ajoutée de 4,647

milliards avec une production de 6,478 milliards de FCFA et des consommations

intermédiaires de 1,831 milliards de FCFA..

Pour passer du compte de production de l’échantillon au compte de production de

l’ensemble de la pêche artisanale, un taux d’extrapolation égal à 22 a été utilisé.

C’est le rapport entre le nombre de pêcheurs artisanaux au Sénégal (59 428) en

2006, répertorié par la Direction des Pêches Maritimes et le nombre de pêcheurs de

l’échantillon considéré pour la production (2669).

Cette extrapolation donne une production nationale d’une valeur de 144,243

milliards de FCFA et des consommations intermédiaires de 40,775 milliards de

FCFA, soit une valeur ajoutée de 103,468 milliards de FCFA. Par déduction, un

coefficient technique de 0,28 en découle, ce qui est conforme aux résultats issus de

la comptabilité nationale, puisque le coefficient utilisé actuellement est de 0,26.

Comparativement à la monographie de 2003, il y a une création nette de richesse

sur la pêche artisanale qui avait alors une valeur ajoutée de 74 milliards de FCFA

et un coefficient technique pour les consommations intermédiaires (CI) de 0,24.

L’examen de la structure des consommations intermédiaires montre une

prédominance des dépenses de carburant (52%), suivie par la nourriture (15,4%),

les entretiens/ réparations (10,4%), l’achat de glace (7,2%) et les appâts (6,6%). Le

gaz, le transport, la location de matériel et l’assurance occupent de faibles

proportions, ressortant respectivement à 2,9%, 1,9%, 0,04%, et 0,01%.

Les comptes par unité de pêche dégagent une valeur ajoutée de 16,368 millions de

FCFA et un excédent net d’exploitation de 8,932 millions de FCFA (Cf. Pages 52-53

Tableau 34-36 en annexe). Ce résultat est en deçà de ce qui était trouvé dans la

première monographie de 2003 puisque la valeur ajoutée était de 30 millions de

FCFA par unité de pêcheurs. Ceci doit être mis en relation avec la baisse de la

production par unité de pêche, d’une part, et l’augmentation des dépenses de

consommations intermédiaires surtout du fait de la flambée des prix du pétrole,

nonobstant la subvention accordée à l’essence des pirogues à moteurs destinées à

la pêche, d’autre part.

Avec les comptes-types par pirogue, la valeur ajoutée est estimée à 12,950 millions

de FCFA et l’excédent net d’exploitation à 7,067 millions de FCFA (Cf. Pages 53-54

Tableaux 35 à 37 en annexe). L’examen des comptes-types par pirogue confirme le

constat puisque dans la première monographie la valeur ajoutée par pirogue était de

20 millions de FCFA et l’excédent net de 2,8 millions de FCFA. Cettte baisse de la

valeur ajoutée par pirogue résulterait d’un repli de l’activité. Toutefois, la réduction

des effectifs, plus que proportionnelle, traduit une plus forte productivité qui a

engendré un excédent net d’exploitation plus important par pirogue.

25

Tableau 23 : Compte de production de l’échantillon (millions de FCFA)

Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

Tableau 24 : Compte de Production de la pêche artisanale extrapolée

(en millions de FCFA)

Montant %

Production 144 243 100,00

Consommations Intermédiaires 40 775 28,27

Valeur Ajoutée 103 468 71,73

Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

VIII.2 Compte d’exploitation

Il convient d’indiquer que le carburant est subventionné à hauteur de 35% du prix du

marché.3 La valeur ajoutée se répartit en salaires, principal poste de dépenses, en

dons et en consommation de capital fixe.

Tableau 25 : Compte d'Exploitation de l’échantillon (en millions de FCFA)

Montant %

Subvention - -

Total V A 4 647 100

Salaires 1 357 29,21

Dons 208 4,48

Consommation de capital fixe 461 9,92

Taxes 41 0,88

Impôts 7 0,15

Total charges 2 074 44,64

Excédent Net d'Exploitation 2 572 55,36

Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

L’extrapolation a été faite selon l’approche de la première monographie, à savoir :

3 C’est pourquoi, dans le compte d’exploitation nous n’allons pas considérer cette subvention qui est

déjà incorporée dans le carburant.

Montant %

Production 6 478 100,00

Consommations Intermédiaires 1 830 28,27

Carburant 951 14,69

Nourriture 281 4,34

Glace 132 2,04

Entretien/réparation 190 2,94

Appâts 120 1,86

Gaz 53 0,82

Transport 35 0,54

Location de matériel 0 0,00

Assurance 1 0,01

Autres charges 67 1,03

Valeur Ajoutée 4 647 71,73

26

?? les différents éléments que sont les salaires, les dons, les taxes, les impôts et la

valeur des gilets de sauvetage obtenus avec l’échantillon sont multipliés par le

taux d’extrapolation de 22 basé sur le nombre moyen de pêcheurs ;

?? la consommation de capital fixe, la valeur des pirogues, des moteurs et des filets

ont été multipliées par 26 qui est le rapport entre le nombre de pirogues motorisés

de l’échantillon et le nombre de pirogues–moteurs au niveau national.

Tableau 26 : Compte d'Exploitation de la pêche artisanale Extrapolée

Montant

(en millions de FCFA) %

Valeur Ajoutée 103 468

Subvention -

Total 103 468 100

Salaires 30 218 29,21

Dons 4 640 4,48

Consommation de capital fixe 11 930 11,53

Taxes 912 0,88

Impôts 156 0,15

Total 47 857 46,25

Excédent Net d'Exploitation 55 611 53,75

Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

27

CONCLUSION

La présente monographie a permis de mettre en exergue les atouts de la pêche

artisanale au Sénégal, notamment les richesses générées, les emplois créés et les

qualités professionnelles de la main d’oeuvre « pêcheurs ».

Toutefois, le secteur reste marqué par des contraintes liées au faible niveau

d’instruction des pêcheurs et leur manque d’organisation qui se répercutent sur la

productivité de la pêche artisanale qui aurait pu davantage profiter à l’économie

nationale, en général, et aux pêcheurs artisanaux, en particulier. Il convient de noter

le faible niveau d’encadrement technique des pêcheurs par l’administration de la

pêche qui gère plus les centres de pêche que les pêcheurs. Ces derniers

gagneraient beaucoup à être formés en matière de développement durable, c’est-àdire

à la gestion et à la conservation des ressources halieutiques dont certaines sont

menacées de disparition.

Des efforts notables ont été notés dans la prévention des accidents en mer,

notamment par la dotation en équipements de haute précision pour la surveillance

des pêches et de la mise à disposition des gilets de sauvetage.

Enfin, des séances de renforcement de capacités des jeunes pêcheurs en matière

de gestion devraient aussi être systématisées pour les aider à mieux gérer les

recettes tirées de la pêche artisanale qui sont le plus souvent gaspillées au retour

des campagnes de pêche.

28
haut de  page

 

******

 

(cliquer sur  le  lien ci-dessus)**DES PÊCHES DANS LA RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL


***

Vue d’ensemble du secteur (information sur amenagement des peches)

Le secteur de la pêche regroupe trois branches d’activités : la pêche maritime, la pêche continentale et l’aquaculture. Toutefois, l’essentiel des activités porte sur la pêche maritime qui occupe une place prépondérante dans l’économie nationale.

En effet, la pêche maritime génère près de 600 000 emplois directs et indirects, pour des mises à terre de l’ordre de 380 000 tonnes en 2001 (contre 450 000 tonnes en 1997). Cette production est à l’actif de près de 60 000 pêcheurs embarqués dans 10 700 pirogues et 241 navires (78 UE).

La pêche artisanale, qui débarque plus de 80 pour cent des captures, assure  60 pour cent des besoins en matière première des entreprises exportatrices.

Les exportations sont de 115 240 tonnes de produits halieutiques pour une valeur commerciale de 247 millions de $EU en 2001.

Le secteur de la pêche represente 12% du PIB du secteur primair et 2,5 pour cent du PIB total.

I   - Stratégies et objectifs du secteur des pêches au Senegal

Les orientations stratégiques fixées par le 9ème Plan de développement économique et social visent à «relever les revenus et le niveau de vie des populations tout en améliorant quantitativement et qualitativement la production». Dans ce cadre les objectifs spécifiques assignés au secteur des pêches sont:

  • rendre le cadre réglementaire plus apte à promouvoir une compétition saine entre les différents acteurs et à favoriser le renforcement des investissements;
  • développer l’initiative privée et accompagner les mutations dans le domaine de l’auto organisation en conformité avec une redéfinition nécessaire des missions de l’Etat du fait de sa stratégie  de désengagement des secteurs de la production et de l’affirmation de son rôle dans les domaines de la mise aux normes des infrastructures de la valorisation des capacités humaines et de l’allègement du cadre institutionnel;
  • adapter l’environnement financier aux besoins de diverses activités et favoriser l’amélioration de l’épargne nationale dans le respect de sa  politique monétaire et des particularismes sectoriels;
  • assurer une gestion saine des ressources de l’environnement pour un développement durable en définissant préalablement de nouvelles conditions d’accès aux ressources halieutiques, une plus grande transparence des allocations de droits, un renforcement des moyens de contrôle et de suivi prenant en compte l’ensemble des exigences d’une politique globale de sauvegarde de l’environnement marin et littoral.
  • haut de  page

Deux composantes essentielles en découlent:

  • la gestion et le suivi de la ressource halieutique;
  • le développement des activités du secteur.

Les axes stratégiques retenus intègrent des actions visant les points suivants:

  • une meilleure préservation de la ressource halieutique et sa gestion rationnelle et durable;
  • une analyse des insuffisances et une identification des filières les plus porteuses en vue de mener des actions permettant d’assurer une véritable relance du secteur;
  • une meilleure compréhension des éléments clés qui sous-tendent le développement
    durable du secteur;
  • une formation adaptée aux besoins de développement du secteur;
  • un cadre institutionnel plus conforme au contexte de développement du secteur;
  • une interprofession forte et représentative des différentes filières d’activités.

II  -Système de gestion en vue

Les options choisies devant contribuer à un développement durable du secteur reflètent un souci de renforcement de l’efficacité, de la flexibilité et de la cohérence des actions structurelles. Ainsi, la priorité est donnée à:

-          l’appui à la recherche halieutique: par le renforcement des liens avec les opérateurs de l’aménagement et du secteur ainsi que celui des moyens financiers dans des conditions propices à la pérennisation des budgets d’une recherche visant en priorité à l’amélioration des connaissances relatives à l’état et aux dynamiques des ressources halieutiques;

  • -          des mesures de gestion de la ressource: prônant une application des principes de précaution pour la gestion des ressources, fondée sur l’instauration d’un suivi régulier des ressources et un contrôle renforcé de l’effort de pêche;

-          l’appui à l’administration des pêches: au travers prioritairement d’un renforcement des moyens humains et matériels répondant aux besoins d’une surveillance maritime adaptée ainsi que d’un dispositif de suivi statistique plus performant ;

-          la gestion intégrée des zones côtières: en relation avec les administrations et autres structures et programmes concernés et notamment le PNAE qui définit une stratégie adaptée à l’environnement littoral pour la prise en compte et la maîtrise du développement de l’ensemble des usages qui sont susceptibles d’affecter les qualités intrinsèques des ressources naturelles;

-          les actions de soutien au développement des activités de pêche : reconnaissant au préalable que, compte tenu de la raréfaction des ressources halieutiques, la politique de développement de la pêche ne peut plus être axée sur l’augmentation des captures, mais sur une meilleure valorisation de la production, une promotion des produits et un environnement institutionnel plus favorable, ce développement se déclinera de la façon suivante :

-          en  pêche artisanale par : la réalisation d’infrastructures valorisant la production tout en améliorant les conditions de travail, d’hygiène et de qualité (quais de débarquement, aménagement de routes et pistes, aires de transformation, ….); l’amélioration des conditions de transformation et de commercialisation des produits (hygiène, qualité, réduction des pertes) ; l’amélioration des conditions de vie et de travail dans les centres de pêche (infrastructures sociales, sécurité en mer) ; l’amélioration des capacités organisationnelles des opérateurs économiques de la filière par un appui technique et financier des structures créées au sein de la profession ; la mise en place d’une politique commune de gestion des infrastructures de pêche (désengagement de l’Etat mais soutien conceptuel et opérationnel à des instances paritaires de gestion);

-          en pêche industrielle par: l’amélioration de l’environnement de travail des entreprises de pêche ; l’encouragement à l’amélioration de la productivité et à la création de valeur ajoutée des produits à l’exportation (sans effort de pêche supplémentaire sur la ressource mais par adaptation de la capacité de traitement à la disponibilité réelle de la ressource) ; l’incitation  à une meilleure diversification des produits (programmes de valorisation et d’innovation technologique) ; la poursuite de l’amélioration du niveau de traitement et de la qualité des produits.

-          En aquaculture par: l’incitation au développement dans les zones à fort potentiel aquacole.

Les mesures et réformes visant au renforcement du cadre institutionnel: au travers du renforcement des capacités et des moyens d’action de l’administration des pêches ainsi que des différents acteurs du secteur grâce notamment à:

Pour l’administration des pêches: la mise en place d’un cadre législatif et réglementaire conforme au développement du secteur; à la recherche d’une plus grande efficience des services offerts par l’administration des pêches (évaluation de la performance des structures, suivi d’une restructuration interne tenant compte du nouveau type de rapport à établir entre l’Etat et ses partenaires); à la poursuite de la politique de libéralisation et de désengagement et de désengagement des structures marchandes; au renforcement des capacités de l’Observatoire Economique des Pêches en matière d’analyse technico-économique, de suivi et de gestion de l’interface entre l’administration des pêches et la profession.

Pour le secteur professionnel : l’encouragement de l’émergence de structures communes de concertation, notamment au sein d’une interprofession; la mise en place de financements adaptés aux activités de pêche artisanale et industrielle; l’assainissement du secteur pour garantir une meilleure synergie entre la production et les sociétés existantes.

Les actions visant au renforcement de la coopération: par une participation accrue dans le cadre des organismes régionaux et sous- régionaux, notamment au sein de la Commission Sous Régionale des Pêches (CRSP), pour ce qui concerne l’exploitation de stocks partagés, la mobilité de l’armement national et les accords en matière de pêche. La mise en œuvre des programmes conjoints en matière de recherche, de contrôle et de surveillance et d’harmonisation des politiques de pêche et d’exploitation des ressources dans l’un où l’autre des Etats sera favorisée.

-Institutions oeuvrant dans le secteur des pêches au Senegal
haut de  page

Le département des pêches est placé sous la responsabilité du Ministre de la Pêche qui dispose de pouvoirs étendus qui lui sont conférés par décret. Il dispose d’un cabinet avec des services rattachés. Ces services sont:

-          le service de la communication: Ce service est chargé de la conception et de l’application de la politique de communication du département. Il est chargé du suivi des problèmes de communication et principalement de la circulation de l’information entre les différents services du ministère, de la liaison avec les usagers et enfin des relations avec les médias;

-          le service de l’administration générale et de l’équipement (SAGE) : il est chargé de la préparation et de l’exécution du budget du Ministère.

-          La Direction de l’Océanographie et des Pêches Maritimes (DOPM) devenue Direction des Pêches Maritimes (DPM) depuis juillet 2002, est chargée de mettre en œuvre le politiques définies par le Gouvernement dans le domaine de l’exploitation et de la gestion des ressources halieutiques. Dans ce cadre, la DPM est chargée entres autres de :

-          L’élaboration et la révision des textes législatifs et réglementaires;

-          L’identification, la programmation, le suivi et l’évaluation des projets;

-          La collecte, le traitement et la diffusion des statistiques de pêche maritime;

-          L’exécution des tâches réglementaires, dont le suivi des fichiers de licences de pêches, la formation de l’encadrement des pêcheurs;

-          La mise en œuvre des programmes et projets.

Les principaux services qui constituent la DPM sont, au niveau central, la division pêche industrielle, la division pêche artisanale, le bureau de contrôle des produits halieutiques.

1) La Direction de la pêche continentale et de l’aquaculture (DPCA)

Cette Direction est une création nouvelle. Avant, sa fonction était dévolue au Ministère de l’Environnement. La Direction de la Pêche Continentale et de l’Aquaculture a été mise en place par décret n° 2000-833 du 16 octobre 2000. La Direction de la Pêche Continentale et de l’Aquaculture est chargée de la mise en œuvre de la politique définie en matière de pêche continentale et d’aquaculture.

Face à la surexploitation des ressources maritimes, il est en effet apparu nécessaire de développer la Pêche continentale et l’Aquaculture pour contribuer à diversifier et à améliorer la production annuelle de poissons, de crustacés, de mollusques et d'algues.

2) La Direction de la protection et de la surveillance des pêches (DPSP)

Cette structure est aussi une création récente qui résulte du Décret n° 2000-833 du 16 octobre 2000. La mission de la DPSP est d’assurer la protection et la surveillance de la Zone Economique Exclusive afin de veiller au respect de la réglementation en matière de pêche.

La DPSP est structurée en trois volets (administratif, opérationnel et scientifique) et des stations côtières. Il dispose de personnel permanent et d’observateurs contractuels.

3) La Cellule d’etudes et de planification

La Cellule d’etudes et de planification est une création nouvelle qui résulte de la fusion de l’observatoire économique des pêches et de la cellule d’appui au développement durable de la pêche. La CEP est chargée notamment:

-          des études prospectives et stratégiques pour un développement durable de la pêche maritime, de l’aquaculture et de la pêche continentale;

-          la coordination des actions de planification au sein du Développement, jouant ainsi le rôle d’interlocuteur des services compétents du Ministère de l’Economie et des Finances;

-          du suivi et de l’évaluation des projets, programme et mesures;

-          de l’organisation et la gestion des flux d’informations sur le secteur, les programmes et les projets.

 4) Le Centre de perfectionnement, d’expérimentation et de vulgarisation de  la pêche artisanale (CAEP)

Le CAEP est chargé de l’assistance, l’encadrement, la formation et l’information de tous les opérateurs de la pêche artisanale (pêcheurs, mareyeurs, transformatrices, etc…), ainsi que de l’expérimentation et la vulgarisation des techniques et technologies liées au développement de la pêche et du matériel de navigation.

A travers ces objectifs, le CAEP vise à atteindre les résultats suivants :

-          l’accroissement de la performance des facteurs de production (embarcations et moteurs);

-          l’amélioration de la qualité des produits à tous les niveaux (production, transformation et commercialisation).

L'augmentation de la production par l'introduction de nouvelles techniques visant à améliorer les performances et par la promotion de l'aquaculture.

5) La recherche

Le Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye (CRODT) est chargé du suivi de la ressource et des systèmes d’exploitation. Il a aussi vocation à aider le Ministère de la Pêche dans l’appréciation scientifique et la formation des politiques et décisions en matière de pêche. Le CRODT est un service placé sous la tutelle du Ministère de l’agriculture. Son financement est cependant assuré en grande partie par le Ministère de la pêche. Il a fonctionné en 2001 avec un budget de 458 millions F CFA dont 200 millions F CFA provenaient du Ministère de la pêche.

6) Les institutions de formation

Le Centre national de formation des techniciens des pêches maritimes (CNFTPM) est chargé de la formation des techniciens et des techniciens supérieurs des pêches maritimes. Créé par décret n° 91-1349 décembre 1991, ce centre a succédé à l’école des agents techniques de l’océanographie et des pêches. Il a donc étendu sa vocation en s’ouvrant à d’autres niveaux de formation. La grande moins des cadres de catégorie B et inférieure du ministère est issue du centre.

7) Les institutions de financement

La Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS) a été la principale institution de financement et à ce titre, a concentré l’essentiel des ressources mobilisées par l’Etat du Sénégal et destinées au financement des activités de la pêche artisanale. S’agissant du financement de la pêche industrielle, on peut citer les actions du Fonds de promotion économique (FPE). Ses interventions demeurent tout de même marginales.

Les structures de gestion paritaire :

Ces structures ont été consacrées par le Code de la Pêche élaboré en 1998. Il s’agit à titre principal du Conseil national consultatif des pêches maritimes (CNCPM) et des Conseils locaux de pêche artisanale qui théoriquement devront assumer d’importantes responsabilités notamment en matière d’aménagement des pêches.

8) Les organisations professionnelles

Leur développement et implication croissante dans la gestion des pêches a été le fait marquant de ces dernières années.

Dans le sous-secteur industriel, les organisations les plus en vue sont le Groupement des armateurs et industriels de la pêche maritime au Sénégal (GAIPES) et l’Union des pêcheurs et mareyeurs exportateurs du Sénégal (UPAMES).

Dans le sous-secteur artisanal, il s’agit de la Fédération nationale des groupements d’intérêt économique de pêcheurs (FENAGIE-PECHE), de la Fédération nationale des groupements d’intérêt économique de mareyeurs du Sénégal (FENAMS), du Collectif national des pêcheurs artisanaux du Sénégal (CNPS), de l’Union nationale des GIE de mareyeurs du Sénégal (UNAGIEMS). Ces structures bénéficient parfois d’une forte assistance financière de bailleurs de fonds étrangers.

9) Les institutions de coopération

A titre principal, on retiendra la commission sous-régionale des pêches (CSRP) a partir de laquelle des actions importantes en matière de gestion des pêches au plan sous régional sont menées (surveillance des pêches avec le programme UCOS).

10) La commission consultative d’attribution des licences de pêche

Elle joue un rôle important en matière de gestion des pêches au terme des dispositions prévues dans le code de la pêche ; elle examine les demandes de licences de pêche et donne un avis au Ministre qui seul à un pouvoir décisionnel. Sa transformation en commission délibérative est réclamée par les professionnels.

III  -Cadre jridique et reglementaire de la pêche au Senegal

- La Zone economique exclusive (ZEE)

Le 10 décembre 1982 a été ouverte à la signature, à Montego Bay, Jamaïque, la convention des Nations Unies sur le droit de la mer, aboutissement de plus de 14 années d’efforts auxquels avaient participé plus de 150 pays.

Cette convention qui comprend 320 articles et 9 annexes, régit tout ce qui a trait aux espaces marins, des les questions de délimitation à celles de maîtrise de l’environnement, en passant par la recherche scientifique, les activités économiques et commerciales, la technologie et le règlement des différents touchant aux problèmes de la mer.

La Convention permet l’établissement d’une mer territoriale dont la largeur maximale peut atteindre 12 miles marins et prévoit diverses méthodes pour déterminer les lignes de base  et pour distinguer les eaux territoriales des eaux intérieures.

Au-delà des eaux territoriales, la Convention permet la création d’une Zone Economique Exclusive dont la largeur peut aller jusqu’à 200 miles marins et autorise l’état côtier à prétendre à certains droits dans la ZEE pour en tirer des avantages économiques, principalement des droits concernant la pêche et l’exploitation de ressources non biologiques.

- Le Code de la pêche et les dispositions réglementaires

Le droit des pêches maritimes du Sénégal a fait l’objet d’une refonte au milieu des années 1980. Ce travail a abouti en 1987 à l’adoption d’un ensemble complexe de textes de nature législative et réglementaire. La loi n° 87/27 du 18 août 1987 portant sur le Code de la pêche maritime, document juridique de référence, dont les décrets d’application ont reflété, avec une certaine exemplarité dans la sous région, à l’époque, les premières préoccupations en matière d’aménagement et de développement de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer des pays côtiers en développement.

Depuis lors, le cadre législatif et réglementaire de base qui régit l’exploitation des ressources vivantes dans la zone économique exclusive du Sénégal n’a subi aucune adaptation aux mutations et aux contraintes qui se sont présentées progressivement, à l’exception du décret portant sur l'application du Code de la Pêche maritime relatif aux zones de pêche, qui a été modifié en 1990 pour être compatible avec les nouveaux dispositifs du décret de 1990 relatif aux lignes de base.

La loi n° 87/27 du 18 août 1987 portant sur le code de la pêche maritime, qui a été un modèle dans la sous-région, est aujourd’hui dépassée par les changements et mutations intervenus dans le secteur de la pêche maritime durant ces dernières années. A l’échelle mondiale, le menaces sur les équilibres écologiques et la surexploitation des ressources halieutiques ont conduit à l’engagement des Etats à améliorer leurs politiques de gestion des ressources naturelles. Dans la sous-région, les Etats membres de la Commission Sous-Régionale des Pêches se sont engagés par des conventions à harmoniser certaines pratiques et règles en matière de gestion de ressources halieutiques en vue de mieux entreprendre des activités communes de gestion des stocks de poissons. Le Sénégal, pays membre de la Commission, n’a pas encore consacré ces pratiques et règles dans son droit malgré la surexploitation de ses stocks de démersaux et les menaces de surexploitation qui pèsent sur d’autres stocks.

Un comité de suivi des travaux de révision du droit des pêches a été constitué en 1995. Il a tenu sa première réunion le 1er février 1996 et a chargé des spécialistes du secteur des pêches et des juristes de préparer un projet de loi sur la pêche maritime au Sénégal, ainsi qu’un projet de décret portant sur le règlement général unique d’application de la loi sur la pêche maritime.

Un projet de texte a été préparé en 1997, se proposant de combler les lacunes et insuffisances qui caractérisent la loi n° 87-27 du 18 août 1987 portant sur le code de la pêche maritime.

Le processus de gestion et d’aménagement des pêches maritimes requiert une certaine flexibilité de la part des décideurs dans la mesure où les conditions biologiques, socio-économiques, politiques et technologiques qui gouvernent les activités de pêche évoluent souvent rapidement. Il convient ainsi de prévoir un cadre législatif permettant aux autorités administratives de réagir rapidement pour faire face efficacement aux changements incessants qui interviennent dans le secteur de la pêche maritime.

Pour bâtir une stratégie cohérente en matière de gestion des stocks de poissons, il est devenu indispensable d’introduire dans le droit  sénégalais sous une forme législative les concepts modernes susceptibles de générer des mécanismes dont l’importance s’est affirmée dans les processus de décisions en matière de gestion des ressources. Il s’agit, notamment des plans d’aménagement des pêcheries, des organes de concertation entre l’administration et les professionnels de la pêche et de la coopération inter-étatique en matière de pêche. Les engagements pris par le Sénégal dans le cadre de la Commission Sous-Régionale des Pêches ont été également pris en compte dans le projet de loi.

IV  -Système de gestion des pêches au Senegal

Au titre de l’aménagement des pêches, la loi prévoit l’établissement de plans d’aménagement des pêcheries, sur une base annuelle ou pluriannuelle. Ces plans n’existent pas encore.

En 2000, les journées de concertation nationale ont permis l’élaboration d’une stratégie de développement durable des pêches et de l’aquaculture.

Il s’agit, entre autres, de:

-          mettre en place un système d’aménagement et de gestion de la capacité de pêche à travers :

Ø       la mise en place d’un système d’information sur la pêche et l’aquaculture;

Ø       le renforcement du système de recherche océanographique et halieutique pour un suivi régulier des ressources, des pêcheries et de l’environnement marin;

Ø       la mise en place d’un système de régulation de l’accès et d’allocation des droits de pêche;

Ø       l’accroissement de l’efficacité du système de suivi, de contrôle et de surveillance des activités et des zones de pêche de la ZEE;

Ø       Restaurer le patrimoine halieutique national dégradé;

Ø       Prévenir les risques d’effondrement des stocks, de dégradation de l’environnement ainsi que de la biodiversité aquatique;

Ø       Promouvoir une culture et des pratiques de pêche responsables;

Ø       Protéger les ressources et l’environnement des zones côtières;

Ø       Développer la communication et la concertation entre les acteurs du système de gestion et de décision ;

Ø       Renforcer les capacités techniques et managériales des administrations et des professionnels de la pêche.

 Quoique timide, des mesures visant une gestion durable des ressources sont envisagées:

-          le gel des licences de pêche démersale;

-          le repos biologique sur le poulpe (1er octobre 30 novembre – PDPC/1er mai au 30 juin-PPDP et PF/1er septembre au 31 octobre-PDPC) ;

-          la réflexion sur les droits d’accès à la ressource (affiner les modalités de définition des concessions-validation-cahier des charges);

-          les tentatives d’amélioration et d’harmonisation des statistiques entre la recherche et le développement;

-          le renforcement de la surveillance;

-          la promotion de la pêche responsable;

-          la création des organes de concertation (CNCP, CL etc.);

-          la concertation sur la réglementation en vue de sa réactualisation;

-          l’expérimentation des récifs artificiels ;

-          etc.

V   -Investissements et subventions  dans le secteur des pêches au Senegal

Pour permettre aux acteurs de la filière d’exercer leurs activités dans les meilleures conditions, les aménagements proposés concernent :

  • les infrastructures de débarquement;
  • les superstructures de transformation;
  • les dessertes des sites de pêche;
  • l’alimentation en eau, électricité et une meilleure hygiène des sites de pêche.

Ce programme comprend l’équipement des 16 principaux sites de la côte de débarcadères couverts ou de jetées, et l’aménagement des zones de circulation et de parking pour les utilisateurs. La concertation avec l’interprofession est indispensable pour permettre des investissements judicieux.

Il conviendra de mesurer l’incidence du projet sur d’autres secteurs d’activité et d’apporter les réponses en concertation avec les autres ministères concernés.

 La réalisation des travaux de l’ensemble des structures qui seront aménagées sera rétrocédé à l’interprofession qui en assumera la totale responsabilité.

Programme d’amélioration de la desserte des sites de pêche

Compte tenu des conditions climatiques caractéristiques du Sénégal, il est nécessaire de pouvoir transporter le produit rapidement vers les zones de traitement.

Le mauvais état des routes ralentit ou ne permet pas la bonne circulation des produits. La couverture des besoins alimentaires de la population de l’intérieur du pays est peu  assurée. Les mareyeurs ne peuvent pas toujours accéder aux sites de débarquement. Une partie de la production est ainsi sous utilisée ou perdue.

Le transport est un facteur essentiel du bon exercice de la loi de l’offre et de la demande.

L’incidence des transports sur la qualité des produits, sur le volume des transactions et sur le prix du produit est déterminant.

Le programme consiste à désenclaver certains sites de production en remettant en état 155 km de routes et de pistes dans l’ensemble du pays.

Compte tenu, d’une part, de l’intérêt du programme pour le Ministère de la Pêche et, d’autre part, du fait que les routes relèvent de l’autorité du Ministère de l’Equipement, une cellule de concertation devrait être mise en place pour définir les lignes de financement à la charge de chaque ministère.

Des programmes d’électrification, d’alimentation en eau courante et d’assainissement des sites de production, l’électrification et l’alimentation en eau courante sont non seulement des éléments agissant sur le niveau de qualité mais constituent aussi une évolution indispensable aux conditions de vie et d’hygiène.

Sans eau ni électricité, l’équipement des sites de débarquement en chambres froides et en machines à glace n’est pas possible. La transformation traditionnelle s’exerce dans des conditions d’hygiène insuffisantes (poisson lavé avec de l’eau souillée). Ce programme a une incidence directe sur la qualité du produit débarqué et transformé.

Subventions dans le secteur des pêches

La subvention de l’Etat au développement du secteur des pêches se traduit par un ensemble de mesures directes et indirectes assignées aux différents opérateurs économiques de la filière: pêcheurs artisans, armateurs industriels, entreprises de traitement.

  • Aides directes: détaxe du carburant, détaxe du matériel de pêche, politique de financement des activités, politique de mise aux normes, politique d’aménagement des sites de débarquement de la pêche artisanale.
  • Mesures indirectes : le cadre réglementaire, le code des investissements.

Annexe                      haut de  page

PRINCIPAUX SITES DE DEBARQUEMENT

LIEU : Karabane
ACCES : Mer et Fleuve REGION: Ziguinchor

MIGRATIONS :

Origine des immigrants : Guinée Bissau, Guinée Conakry , Mali
Saison d’immigration : Toute l’année
Destination des émigrants :
Saison d’émigration :

PECHE :

Types de pêche principaux : Palangre, Filet maillant dérivant de fond, Filet dormant
Principales espèces débarquement :Machoiron, Otolithe, Capitaine, Sole
Saison de Pêche : Toutes l’année
Lieux de débarquement : Karabane
Destination des produits : Transformation artisanale et autoconsommation
Nature des produits : Transformés : Guédj, Métorah

COMMENTAIRES :
Cette localité compte quatre campements dont les propriétaires sont originaires de Karabane. Il y a un hôtel à Karabane


LIEU : Ziguinchor
ACCES : Route bitumée REGION : Ziguinchor

MIGRATIONS :

Origine des immigrants : Saint-Louis, Mbour, Bassoul, Simal , Ngadior
Saison d’immigration : Juin à Octobre
Destination des émigrants : Campements saisonniers situés dans la mangrove entre Ziguinchor et l’embouchure
Saison d’émigration : Novembre à Mai

PECHE :

Types de pêche principaux : Filets maillant dérivants de fond et de surface, ligne glacière, Palangre, Senne de plage
Principales espèces débarquées : Brochet, DORADE Ethmalose , Mulet, Yeet, Carpe, Capitaine
Saison de pêche : Juin à Octobre
Lieux de débarquement : Port, boudodi, Poudrière, Pont Emile Badiane
Destination des Produits : Mareyage et Auto -consommation

COMMENTAIRES :

Débarquement à Ziguinchor de pirogues glacières pêchant en Guinée Bissau et présence d’une dizaine d’embarcations Nauticus travaillant pour le compte de l’usine Soséchal.

 

LIEU : Kafountine
ACCES : Route bitumée REGION : Ziguinchor

MIGRATIONS :

Origine des immigrants : Yenne, Saint-Louis, Saly , Nianing, Ngaparou, ZIGUINCHOR, Thionck-Essyl, Gambie
Saison d’immigration : Octobre à Mai
Destination des émigrants : Guinée-Bissau, Saloouloou,, Diogué
Saison d’émigration : Novembre à juin

PECHE :

Types de pêche principaux : Filet dormant, Senne tournante, Filets maillants dérivants de fond et de surface, Senne de plage
Principales espèces débarquées : Otolithe,Carangue, machoirron ? requin ? raie ? Etmalose ,Carpe blanche, Carpe rouge, Sole Mollisque
Saison de pêche : Novembre à Mai
Lieux de débarqement : Kafoutine plage et kafoutine bolong
Destination des produits : Mareyage et Transformation artisanale
Nature des produits transformées : Guédji Métorah, Tambadiang, Yeet, Touffa

COMMENTAIRES :

Des pêcheurs originaires de la Gambie utilisent des filets non réglementaires (avec de très petites mailles). Les réclamations faites au niveau de poste de contrôle de Kafoutine par les pêcheurs autochtones sont restées sans suite.

LIEU : Djifère
ACCES : Piste REGION : Fatick

MIGRATIONS :

Origine des immigration : Septembre à Avril
Destination des émigrants :
Saison d’émigrants :

PECHE :

Types de pêche principaux : Trémail ; ligne , seiche, Casier, à seiche, Senne de plage
Principales espèces débarquées : Seiche, Sole, Machoiron , Yeet, Raie, Chinchard, Carpe, blanche, Plexiglas
Saison de pêche : Mars , Avril
Lieux de débarquement : Djifère

Destination des produits : Mareyage, Transformation artisanale et Consommation locale
Nature des produits transformés : Yeet, Guédji, Tambadiang, Salé-sécheé

COMMENTAIRES :

Problèmes, posés par pêcheurs : existence des bateaux pirates, vols de matériels par les pêcheurs artisans.

LIEU : Joal
ACCES : Route bitumée REGION : Thiès

MIGRATIONS :

Types de pêche principaux : Filet dormant à sole, Trémail, ligne glacière, Senne tournante, Filet maillant encerclant , Palangre Ligne Rhinobatos, ligne poulpe, ligne poisson
Principales espèces débarquée : Sole, seiche, poulpe sardinelle courbine, chinchard, Carangue, Dorade, Pageot
Saison de pêche : toute l’année
Lieux de débarquement : Joal, Mbour, Djifère, Hann
Destination des produits : mareyage, transformation artisanale et consommation locale
Nature des produits transformés : kéthiakh guédji, yeet, méthorah, salé-séché

 

LIEU : Mbour
ACCES : Route bitumée REGION: Thiès

MIGRATIONS :

Origine des immigrants : Kayar, Niangal ,Saint-Louis, Toubab Dialaw, Guéréo, Diel Mbam, Rufisque
Saison d’immigration : Mai à Septembre
Destination des émigrants : Hann , Joal, Mauritanie, Gambie, Guéréo
Saison d’émigrant : Octobre à Avril

PECHE :

Types de pêche principaux : ligne poisson , ligne poulpe, filets dormants de fond et de surface, senne tournante
Principales espèces débarquées : sardinelle, badèche, mérou, dorade, poulpe, seiche, sole, chinchard
Saison de pêche : toute l’années
Lieux de débarquement : Mbour
Destination des produits : mareyage, transformation artisanale et consommation locale
Nature des produits transformés : Kéthiakh , Tambadiang, Yeet, Guédji

LIEU : Hann
ACCES : Route bitumée REGION : Dakar

MIGRATIONS :

Origine des immigrants : Saint Louis , Mbour , Yenne, Toubab Dialaw, Niangal
Saison d’immigration : Novembre à Mai
Destination des émigrants : Mbour
Saison d’émigrant : Septembre à Novembre

PECHE :

Types de pêche principaux : Senne tournante, ligne poisson, palangre, ligne glacière Epervier
Principales espèces débarquées : Mérou, pagre, pageot, grande Carangue, Dadinelle, Thonine Sar
Saison de pêche : toute l’année
Lieux de débarquement : Hann
Destination des produits :Mareyage, transformation artisanale et Consommation locale
Nature des produits transformées : Guédji, Kéthiakh, Tambadiang


LIEU : Soumbédioune
ACCES : Route bitumée REGION : Dakar

MIGRATIONS :

Origine des immigrants : Kayar, Saint-Louis ,Yoff, Rufisque
Saison d’immigration : Juin à Octobre
Destination des émigrants : Joal, Mbour
Saison d’émigrant : Janvier à juin

PECHE :
Types de pêche principaux :Ligne poisson , Filet dormant, senne de plage, Ligne glacière, Ligne poulpe, Palangre
Principales espèces débarquées :
Dentex, Pagre, Sar, Pageot , Poulpe

Saison de pêche : toute l’année
Lieux de débarquement : Soumbédioune, Ouakam, Hann
Destination des produits : vent dans les usines, Consommation locale
Nature des produits transformées :

LIEU : Ouakam
ACCES : Route bitumée REGION : Dakar

MIGRATIONS :haut de  page

Origine des immigration :
Saison d’immigration :
Destination des émigrants : Kayar, Mbour, Rufisque, Thiaroye
Saison d’émigration : Juin à Novembre

PECHE :

Types de pêche principaux : Ligne pousson, Filet dormant, Filet, maillant encerclant
Principales espèces débarquées : Sar, Poulpe , Cigale, Langouste, Dorade grise
Saison de pêche : Toute l’année
Lieux de débarquement : Ouakam, Soumbédioune
Nature des produits transformés : Guédji

 

LIEU : Ngor
ACCES : Route Bitumée REGION : Dakar

MIGRATIONS :

Origine des immigrants :
Saison d’immigration :
Destination des émigrants
Saison d ‘émigration :

PECHE :

Types de pêche principaux : Ligne poisson, Senne de plage
Principales espèces débarquées : Pagre, Poulpe, Thonine, Espadon, Coryphène, Sardinelle, Sar, Chinchard, Pageot
Saison de pêche Janvier à Avril
Lieux de débarquement : Ngor
Destination des produits : Mareyage, Transformation artisanale et Consommation locale
Nature des produits transformées : Guédji , Kéthiakh , Tambadiang

LIEU : Yoff
ACCES : Route bitumée REGION : Dakar

MIGRATIONS :

Origine des immigrants : Kayar , Saint-Louis , Mbour, Toubab Dialaw, Sendhou
Saison d’immigration : Novembre à Juillet
Destination des émigrants : Mbour , Saly , Thiaroye , Somone, Joal, Rufisque
Saison d ”émigration : Mai à Octobre

PECHE :

Types de pêche principaux : Line poisson, Filet dormant, Ligne traîne, Palangre, Senne tournante
Principales espèces débarquées :
poulpe Pageot, Denté, Mérou, Pagre, Tile Zébré, Brotule, Sardinelle, Thonine

Saison de pêche : Janvier à Juin
Lieux de débarquement : Yoff
Destination des produits : Mareyage, Transformation artisanale et Consommation locale
Nature des produits transformées : Guédji

LIEU : Kayar
ACCES : Route bitumée REGION : Thiès

MIGRATIONS :

Origine des immigrants : Saint Louis , Fass-Boye, Dakar
Saison d’immigration : Octobre à Juin
Destination des émigrants : Yoff Soumbédioune, Mbour, Joal, Ngaparou
Saison d’émigration : Mai à Octobre

PECHE :

Types de pêche principaux : Ligne poisson senne tournante Filet dormant
Principales espèces débarquées : Sardinelle, Mérou , Rouget, Rascasse, Sole Poulpe, Coryphène, Courbine Dorade Espadon
Saison de pêche : Novembre à juin , juillet à Octobre
Lieux de débarquement : Kayar
Nature des produits transformés : Guédji , Tambadiang, Métorah, Salé, Séché, Kéthiakh

 

LIEU : Mboro MOIS
ACCES : Route bitumée REGION : Thiès

MIGRATIONS :

Origine des immigrants : Saint Louis
Saison d’immigration : Toute l’année
Destination des émigrants : Mauritanie
Saison d’émigration : Janvier à juin

PECHE :

Types de pêche principaux : Filet dormant , ligne poisson
Principales espèces Débarquées : Sole , requin
Saison de pêche : septembre à Décembre, Janvier à Mai
Lieux de débarquement : Mboro
Destination des produits : Mareyage à Dakar et Transformation artisanale
Nature des produits transformés : Guédji , salè, Séché

 

LIEU : Fass- Boye
ACCES : Route bitumée REGION : Thiès

MIGRATIONS :

Origine des immigrants :
Saison d’immigration :
Destination des émigrants : Kayar , Mbour, Joal , Mauritanie, Saint-Louis
Saison d’émigration : Décembre à Juin

PECHE :

Types de pêche principaux : Senne tournante, Filet dormant, Ligne Poisson Trémail
Principales espèces débarquées : Carpe blanche, Tassergal Sardinelle sole
Saison de pêche : Février à Mai
Lieux de débarquement : Fass Boye
Destination des produits : Mareyage et Transformation artisanale
Nature des produits transformés : Salé-Séché , Kéthiakh , Guédj



LIEU : Lompoul
ACCES : Piste latéritique REGION : Louga

MIGRATIONS :

Origine des immigrants : Saint-Louis , Diogo
Saison d’immigration : Toute l’année
Destination des émigrants
Saison d ‘émigration :

PECHE :

Types de pêche principaux : Filet dormant
Principales espèces débarquées : Requin, Machoiron, Sole, Capitaine
Saison de pêche : Mars à Juillet
Lieux de débarquement : Lompoul
Nature des produits transformés : Guédji, Salé- Séché

 

LIEU : Saint-Louis Région : Saint-Louis
ACCES : Route bitumée

MIGRATIONS :

Origine des immigrants : Kayar
Saison d’immigration : Juin à Août
Destination des émigrants : Kayar , Mbour, Mauritanie, Yoff Casamance
Saison d’émigration : Respectivement : Janvier à Juin ,Août à Octobre, Août à Mai , Janvier à Juin ,Juillet à Avril

PECHE : haut de  page

Types de pêche principaux : Ligne poisson Ligne glacière, Senne tournante , Filet dormant, Filet maillant dérivant de surface, Casier
Principales espèces débarquées : pagre Mérou , Pageot, Sardinelle, Sole, Capitaine, Requin Raie, Langouste Seiche
Saison de pêche : Juin à Août , Novembre à Janvier
Lieux de débarquement : Saint-Louis
Destination des produits : Mareyage, Marché local, Consommation locale et Transformation artisanale
Nature des produits transformés : Guédji , Kétiakh, Salé-Séché, Tambadiang, Yeet

Etude de cas sur le secteur de la pêche au Sénégal

 

Références

  • Plan directeur des pêches maritimes du Sénégal……………………….2000
  • Réflexions  pour une stratégie opérationnelle et programme d’actions prioritaires pour le secteur des pêches maritimes au Sénégal ……………………2000
  • Stratégie de développement durable de la pêche et de l’aquaculture et programmes   d’actions……………………2000
  • Impacts socio-économiques et environnementaux des politiques liées au commerce sur la gestion durable des ressources naturelles( Etude de cas sur le secteur de la pêche sénégalaise)………………………2001
  • Liens entre les ressources et les usagers des ressources halieutiques…......……..2002 (PMEDP-CRODT-DPM)
  • Résultats généraux de la pêche maritime sénégalaise………………….2001 ( Direction des Pêches Maritimes DPM).

source http://www.fao.org/fi/fcp/fr/SEN/body.htm

 haut de  page


*****














*****

compteur gratuit 
peche senegal,pêche au gros sportive en mer,club de pêche,ngaparou,safari photos,marlins, thons espadons,dorades,poissons,pécheurs,activités, pêche à traine,lieu,capitaine,requins,dorades coryphène,
Afficher la suite de cette page
 
 



Créer un site
Créer un site